Edito

L’année 2020 aura été marquée par l’arrivée du coronavirus, qui, depuis le premier confinement en mars dernier, n’épargne personne. 

 

En ce début d’année 2021, il nous semble important de mettre à l’honneur les étudiants. Comme vous le savez, l’équipe de rédaction de notre journal en est composée, ainsi que de jeunes venant de divers horizons, rassemblés autour d’un projet commun : partager notre passion avec le plus grand nombre d’entre vous, transmettre ce que nous savons ou apprenons pour vous faire découvrir des faits musicaux, des musiques, des compositeurs… Ce projet prend d’autant plus de sens que le domaine de la musique, comme celui du théâtre ou encore du cinéma, pour n’en citer que quelques exemples, essaient de survivre depuis des mois. Ce qui a rendu la naissance de ce journal possible, ce qui fait qu’il continue de se développer aujourd’hui est l'enthousiasme et le dynamisme de jeunes passionnés qui veulent entreprendre, qui souhaitent donner de leur temps et qui ont des objectifs et des rêves en tête.

L’environnement déprimant des cours à distance, la presque totale interruption de vie sociale et les difficultés financières que rencontrent les étudiants font que leur équilibre psychique est gravement mis à mal. Beaucoup pensent au suicide, certain.e.s passent à l’acte. Nous souhaitons parler encore de cette détresse qui s’installe, et dire à nos camarades qu’il nous faut nous soutenir, nous entraider, et ne pas rompre les cercles de parole, pour garder contact. La musique peut être un moyen pour s’évader et continuer de rêver. Gouverné.e.s par un appareil d’État qui tyrannise nos pensées et nous pousse à croire que nous “ne [sommes] rien”, que nous sommes “non-essentiels”, nous vivons, depuis un an bientôt, dans l’obscurité. Nous espérons que ce quatrième numéro, consacré à la nuit, pourra vous divertir - vous éclairer peut-être ? - et vous apporter un peu de réconfort. 



Toute l’équipe du Nouveau Ménestrel vous souhaite une nouvelle année aimante, combative, pleine de mains tendues et de sourires donnés et rendus, enfin, une année pleine de musique, car c’est Nietzsche qui nous le dit : “La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil.”

Rebecca Martin

©2021 Le Nouveau Ménestrel

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